Sébastien Cornu est inquiet. Comme tous les complexes dédiés aux musiques actuelles, la Gare, lieu de répétition, création et diffusion située à Coustellet (une communauté des communes regroupant 10 000 habitants dans le Vaucluse), voit l’amputation de ses aides : 40 000 euros sur 500 000 de budget annuel. Par ailleurs président de la Fédurock (Fédération nationale des lieux de musiques amplifiées et actuelles) et siégeant au conseil d’administration de l’Ufisc (1), Sébastien Cornu, 1 530 euros nets par mois, le directeur du lieu, ne peut que constater un désengagement de l’Etat dans le domaine culturel et partage les craintes des acteurs de proximité n’ayant aucune visibilité sur la décentralisation initiée par le gouvernement.
Ce transfert de l’Etat aux régions soulève d’autres questions : comment échapper au fait du prince (et à ses contreparties électoralistes) en l’absence du rôle de régulateur de l’Etat ? Comment se frayer une place entre le système marchand et les mastodontes institutionnels ? La particularité et la fragilité d’une salle comme la Gare sont de se situer dans cette marge.
0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
Apporter un Commentaire