Le téléchargement gratuit de musique, financé par la publicité, a débarqué en France quelques jours avant Noël via la société montpelliéraine Airtist. Le système est simple : lorsque l’internaute veut récupérer un morceau, il doit accepter de visionner une publicité vidéo avant d’entamer le téléchargement. Les morceaux sont encodés en MP3 et n’ont pas de protections contre la copie (DRM).
Parallèlement, Airtist propose toujours, depuis sa création en 2005, un service de téléchargement payant mais également sans DRM.
Environ 65 % du catalogue de 20 000 titres est disponible gratuitement, souligne Laurent Magnin, cofondateur du site. Airtist a signé essentiellement avec des maisons de disques indépendantes, mais la société compte annoncer d’ici à la fin du mois de janvier un partenariat avec une major. Et elle espère rallier l’ensemble des grands labels en 2008 pour proposer jusqu’à 1,5 million de titres en téléchargement.
Sur le site, l’internaute repère les morceaux gratuits grâce à une petite icône verte. « Ce sont les artistes ou les maisons de disques qui décident quel morceau est gratuit ou non », explique le dirigeant. « Nous leur permettons depuis deux ans déjà de fixer eux-mêmes le prix de vente de leur musique pour le téléchargement à l’unité ou par album. »
Des publicités ciblées selon les profils
Les publicités s’affichent dans le navigateur web, sous un format vidéo que l’internaute doit regarder en entier avant d’accéder à la page de téléchargement. Il ne peut ni passer outre, ni faire une avance rapide, ni même passer dans une fenêtre de son navigateur ; la publicité se met en pause dès que la souris de l’utilisateur quitte le lecteur vidéo, et ne reprend qu’à son retour.
« L’apparition de ces annonces sur tel ou tel morceau est gérée de façon aléatoire par notre algorithme », poursuit Laurent Magnin. Un artiste n’a pas la capacité de refuser une publicité et les annonceurs ne peuvent pas choisir les artistes. En revanche, il est possible de cibler une pub en fonction du profil de l’internaute.
Les premiers utilisateurs remarqueront également qu’ils ne peuvent pas télécharger tout ce qu’ils souhaitent gratuitement. C’est une question d’inventaire, reconnaît le cofondateur, Airtist ne disposant pas encore de suffisamment d’annonceurs et de publicités pour répondre à toutes les demandes de téléchargement gratuit.
3 réponses jusqu'à présent ↓
Constance Fulton // juin 16, 2008 à 10:52 |
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Axiom Signs
http://www.menshealthsa.co.za/
Heriberto Farmer // juin 17, 2008 à 6:05 |
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Brazoria Kennel Club
http://www.frontrangeregion.org/FRRchurches.htm
Francois Ville // juillet 16, 2008 à 2:08 |
Pour un artiste autoproduit comme moi, Airtist est un bon site.
Avant l’apparition sur Airtist du concept de gratuité mes chansons n’étaient pas téléchargées. Maintenant elles le sont plusieurs centaines de fois par mois et je suis rémunéré. Pas beaucoup (0,12 Euros par titre), certes, mais peu c’est mieux que pas du tout et mon but 1er en tant qu’artiste reste d’être entendu un maximum ;-D
Je peux choisir le prix de chaque morceau et le prix de chaque album aussi. Par exemple tous mes titres sont téléchargeables gratuitement, ou à 60 cents (sans pub à regarder), ou à 20 cents si vous achetez l’album entier (2,40 Euros maxi pour 12 titres).
Cette souplesse est hyper attrayante pour tout le monde.
Ma musique est enfin gratuite ou pas chère, selon ma volonté et pas celle du distributeur, et je touche une rémunération. Je peux consulter en temps réel le nombre de téléchargements et ce qu’ils me rapportent, avec la part Sacem.
L’internaute s’y retrouve et peut se permettre de me découvrir sans risque. Qui plus est il peut choisir de verser pour chaque téléchargement 0.01 Euros à l’association carritative de son choix. Encore une fois c’est peu, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières. J’ai pour ma part téléchargé des centaines de titres d’autres artistes et j’ai fait de belles découvertes.
L’annonceur est sûr d’être vu par un public ciblé, avec une belle pub de 20 secondes (grand écran).
Enfin, qualité non négligeable à mon sens, Airtist est aussi un site communautaire où je peux échanger directement avec mes fans.
Voilà mon point de vue de l’intérieur, en tant qu’utilisateur et artiste. Vous pouvez par curiosité visiter ma page ici :
http://www.airtist.com/francoisville/
A bientôt,
Amicalement,
François Ville